Friday, 31 January 2014

L’UE cherche sa stratégie en Ukraine

Alors que l'escalade de la violence en Ukraine s'est ralentie, l'UE reste sans stratégie claire pour favoriser ou accompagner la sortie de crise et oeuvrer à la stabilité régionale. Que faire pour pousser le président Ianoukovitch à établir un pouvoir démocratique ? Comment gérer les rapports avec la Russie ? De quelle manière poursuivre la politique de voisinage ?


http://www.uploadhouse.com/viewfile.php?id=18753608&showlnk=0
Ainsi, à Berlin, le nouveau responsable des relations avec la Russie, également chargé du suivi du Partenariat oriental, appelle à un changement de la politique européenne dans la région. Gernot Erler estime que "l'UE a eu tort de ne pas avoir analysé les conflits possibles avec la Russie avant de proposer le Partenariat oriental à des pays comme l'Ukraine", rapporte EU Observer.

Proche du ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier et considéré comme lui comme "un ami de la Russie", Gernot Erler appelle à "une solution aussi vite que possible, parce qu'il ne s'agit pas seulement de l'Ukraine. La Moldavie et de la Géorgie ont terminé les négociations et veulent signer l'accord [d'association] cet été. Que fera la Russie si cela arrive ? Nous devons  nous assurer qu'il n'y a pas de tension entre le Partenariat oriental et l'Union douanière russe."


Ne pas fâcher Moscou semble donc être une tentation du gouvernement de coalition d'Angela Merkel. Quid donc du soutien explicite apporté jusque là par la CDU de la chancelière à l'opposant Vitali Klitschko ? 


A Varsovie, traditionnel soutien des pays ex-soviétiques face à l'influence russe, le ministre polonais des Affaires étrangères reconnaît également l'importance de la question commerciale dans la crise ukrainienne. Dans une interview au Monde, Radosław Sikorski estime même que "aussi importante soit-elle", la question de la libération de Ioulia Timochenko a empêché de se "focaliser sur la question prioritaire pour l'Ukraine pendant les négociations de l'accord d'association avec l'UE : à savoir l'impact des boycottages commerciaux imposés par la Russie et ses conséquences économiques pour le pays."
Mais contrairement à l'Allemand Gernot Erler, Radosław Sikorski n'exprime qu'une confiance limitée envers Moscou. Si l'aide russe que Kiev a choisi au détriment de l'accord d'association avec l'UE avait été "'motivée par la charité chrétienne' selon l'expression du ministre russe des affaires étrangères, [...] il n'y aurait eu aucun problème".

Reste la question d'éventuelles sanctions à l'encontre du gouvernement de Viktor Ianoukovitch. Pour le chef de la diplomatie polonaise, "tant que l'opposition et le gouvernement se parlent, nous devons les encourager plutôt que d'adopter à la hâte des mesures qui pourraient mettre un terme au dialogue. Nous pensons que la menace de sanctions est un instrument politique plus utile que les sanctions elles-mêmes." Un point sur lequel la plupart des capitales européennes, quelque soit leur degré de prévenance envers Moscou, pourraient bâtir un consensus.

Talking about Frenxit

"Getting out of the euro. The forbidden debate", headlines Marianne, in its 31 January issue. According to the French weekly —
Who cares if the "European dream" looks today like a nightmare to most of the country. For our dear elites, the euro is the biggest taboo. […] One in three Frenchmen wants to leave the European common currency. Despite this, major political parties and the media are avoiding, denying and fleeing the debate. Marianne chose to open it, at the risk of disappointing some of them. 
Among the contributors to this issue there is France's number One EU basher: sociologist and demographer Emmanuel Todd, who also contributed to Harper's latest issue on "How Germany reconquered Europe".

Thursday, 30 January 2014

Attention avec ce bandeau, Harper’s

Harper's est sans doute une des meilleures revues sur le marché : des articles longs, des enquêtes fouillées et une pléthore de contributeurs plus prestigieux les uns que les autres. Et bien sûr, des Unes remarquables.
Quoique celle du numéro de Février pourrait poser problème à quelques lecteurs du Vieux continent : avec ce titre — "How Germany Reconquered Europe. The Euro and its discontents" ("Comment l'Allemagne a reconquis l'Europe. L'euro et ses mécontents") — et cette photo (un homme en uniforme noir avec un brassard euro-nazi), quelques-uns pourraient ne pas la trouver drôle, sauf peut être en Grèce.

Careful with that armband, Harper’s

No doubt Harper's is one of the best magazines around. Real food for thought: long stories, deep-diving investigations and a Parnassus of prestigious contributors. And covers pictures are always brilliant.
Although the February issue one might be problematic to some readers, especially down here in Yurop: with such a title — "How Germany Reconquered Europe. The Euro and its discontents" — and such a picture (an unidentified man in a black uniform wearing a nazi-style euro armband), some might not be finding it funny, except maby in Greece.

Bilingual support for Euromaidan

On January 30 Gazeta Wyborcza publishes a special bilingual Polish-Ukrainian issue in "solidarity with Euromaidan", the pro-European opposition movement that has been shaking the Ukraine since three months.

"We are at Ukraine's side, as we are for an independent, democratic and secure Poland. We repeat and we are inspired by the past: Kiev and Warsaw are a common cause" writes Gazeta's chief editor (and anti-communist dissident) Adam Michnik. The daily adds that the special issue was to be distributed in a solidarity demonstration in Warsaw, in support Kiev's Euromaidan today.

Kiev, Tiraspol, Comrat - des dommages collatéraux

La Gagaouzie, petite région autonome de la Moldavie de 162 000 habitants, organise un referendum ce dimanche 2 février. Les électeurs devront se prononcer sur l'adhésion ou pas à l’Union eurasiatique/ Union douanière. Rien qu’un banal "mini-concours de beauté géopolitique", affirme l’expert moldave Dionis Cenuşă, dans une interview, en roumain, sur le site de Adevărul.

A se demander, comme le pointe notre confrère roumain Hotnews.ro, quand viendra le temps où quelqu’un fera le rapport entre "le souhait allemand de vraie amitié avec la Russie"   et le sacrifice de Kiev, Tiraspol (capitale de la Transnistrie), maintenant Comrat (capitale de la Gagaouzie), comme dommages collatéraux. Le site bucarestois observe ainsi que Berlin développe des bonnes relations avec Moscou et négocie notamment des super-prix pour le gaz.

Nous devons prendre au mot, en conséquence, les déclarations d'un haut diplomate européen au sommet du Partenariat oriental de Vilnius, le 28-29 novembre 2013, cité par Hotnews.ro :
"notre problème n'est pas l'Ukraine, mais comment faire pour ne pas perdre la Russie".
Entre temps, même les médiums sont d'accord, affirme Gagauzinfo.MD, pour ceux qui lisent la langue de Poutine, que quelque chose est étrange dans le royaume de Russie :
Kiev déclenchera la 3ème guerre mondiale, la Gagaouzie et la Transnistrie vont s'unir sous peu...! 


Solidarité bilingue avec Euromaïdan

Ce 30 janvier, Gazeta Wyborcza publie un supplément spécial bilingue polonais-ukrainien, en "solidarité avec Euromaïdan", le mouvement de l'opposition ukrainienne pro-européenne qui agite l'Ukraine depuis trois mois.

"Nous sommes aux côtés de l'Ukraine, car nous sommes pour une Pologne indépendante, démocratique et sûre. Nous répétons et nous nous inspirons au passé : Kiev-Varsovie sont une cause commune", écrit à ce sujet Adam Michnik le rédacteur en chef de Gazeta. Le quotidien ajoute que le supplément doit être distribué à Varsovie, lors d'une manifestation de solidarité avec Euromaïdan, ce même jour.

Less Europe, please, we’re British

"Brits want less Europe", headlines La Croix, on the eve of a summit between British prime minister David Cameron and French president François Hollande at RAF base in Brize Norton. The French Catholic daily writes that:
The United Kingdom is divided on whether it belongs to the European Union, as the Ukip party campaigns on ways to unbind the ties with the EU. The UK's exit from the EU would have disastrous consequences on both sides [of the Channel]. British business pleas for politicians to obtain a reform of Europe or, at least, some exemptions.
As a referendum on Britain's possible exit from the EU is still debated in Westminster, La Croix points out that "no country has ever made secession from the European Union".

Google vs UE: Último capítulo

Se cierra otro episodio de la guerra de Bruselas con las multinacionales norteamericanas de Internet y las telecomunicaciones. Ahora se trata del todopoderoso motor de búsqueda Google, que, según titula Cinco Días,  negocia con las autoridades comunitarias un acuerdo para escapar a la imposición de multas millonarias por abuso de posición dominante, y no sufrir el "cataclismo legal y económico" por el que pasó la compañía Microsoft,  que saldó con multas de 1700 millones de euros. En su propuesta, prosigue el diario económico, Google

accede a presentar los logos de sus rivales y sus enlaces en los resultados de las búsquedas. Igualmente, el gigante de Internet facilitaría a los anunciantes mover sus campañas a otros buscadores

La compañía, que "quiere la paz en el mercado europeo", afirma Cinco Días, dispone de 48 horas- hasta finales de mes- para defenderse frente a las acusaciones de sus denunciantes en la UE, que, desde que se abrió el proceso en noviembre de 2010,

suministran munición al departamento de Joaquín Almunia [comisario de Competencia de la UE] con la esperanza de que este frene la imparable expansión de Google fuera de su mercado de búsquedas original 

Comics on the front page

It's been many years now that Libération celebrates the beginning of the Angoulême comics festival — probably the world's most important — by being entirely illustrated by comics authors.

January 30 issue makes no exception. And the front page of this unique "all of Libé in comics" edition is illustrated by this year's festival's president, Dutch cartoonist Willem.

A sad coincidence: the same day, French (and Italian born) writer and cartoonist Cavanna died at the age of 90. He was, among others, one of the "pillars" of satiric weekly Charlie Hebdo.

Wednesday, 29 January 2014

Ukraine — Europe is getting angry




While clashes between opponents of president Viktor Yanukovytch and the police continue in the Ukrainian capital and talks do not seem to be leading anywhere, Brussels has "sent its top foreign policy envoy to mediate in the 10-week stand-off", reports The Guardian.

Meanwhile, during a short visit in Brussels, on 28 January, Russian president Vladimir Putin warned EU leaders "to keep their hands off Ukraine", adds the daily, according to which —

Russia's intervention in Brussels followed Yanukovych's biggest concession to the opposition, the sacking of his hardline prime minister and government and a promise to repeal draconian laws criminalising protest and freedom of speech.
Putin met EU leaders for the first time since November's clash between the Kremlin and Europe over the future of Ukraine triggered the crisis in Kiev. Catherine Ashton, the EU foreign policy chief, took part in the meetings with Putin in Brussels then travelled to Kiev to try to mediate between the opposing sides.

Cartoon by Chappatte (The International New York Times).

Tuesday, 28 January 2014

Rich, poor or beautiful... European countries as seen by Google

What is your country like? By the magic of Google's "autocompletion" technology, whereby a result proposition is automatically associated to your search, you can now know which adjective defines your country the most - although maybe not the best.

An American computer scientist, Randy Olson, did an experiment, writing "Why is [country name] so..." in Google search engine, writes French daily Les Echos. The results proposed by the autocompletion system have been mapped to give a rather particular view of European countries...




Going down

“Europe’s decline”, headlines Handelsblatt, as, writes the German economical daily, "a new study shows that the European industry is losing significantly business on the World market".

For this reason, writes Handelsblatt, "employes are calling on the European commission for a new policy" that would be inspired to "the successful Airbus model".

Sunday, 26 January 2014

La Gagaouzie pour les nuls

Un titre en aucun cas insultant. Tout simplement, en parfait accord avec une réalité qui nous rattrape au moment où personne ne s'y attendait plus : la Gagaouzie existe, et elle veut avoir son mot à dire en ce qui concerne la possible future adhésion de la Moldavie à l'UE.
Récapitulons : la Moldavie, pays voisin de la Roumanie, mais aussi de l'Ukraine, pays ex-soviétique, compte deux régions,disons, autonomes.

Une, dont tout le monde parle régulièrement, la Transnistrie, une région séparatiste auto-proclamée indépendante, mais que personne ne reconnaît.

Et la deuxième, la Gagaouzie, qui jouit depuis 1995 d'un statut autonome reconnu par la capitale moldave, Chişinău. Avec la ville de Comrat comme capitale. Une région dont la presse (moldave ou internationale) ne parle pas souvent. Les touristes ignorent cette région, et les seules traces qu'elle laisse dans la capitale moldave sont surtout les restaurants gagaouzes !

Depuis quelques jours et à l'approche de la date fatidique du 2 février (quand le bashkan de la région, Mikhaïl Formouzal, a décidé d'organiser un référendum afin de consulter la population sur l'adhésion à l'union eurasiatique de Vladimir Poutine), les yeux de l'Occident se tournent aussi vers cet Est si lointain.

Les choses étaient prévisibles, croit Ziarul Naţional, de Chişinău, par la voix de Petru Bogatu : plus la Moldavie se rapproche de l'UE, plus Bucarest, le voisin partageant la même langue roumaine, la même histoire aussi, jusqu'à l'annexion de la Moldavie (nommée à l'époque, en 1945, la Bessarabie) par le URSS, déclare ouvertement son amour pour Chişinău (comprendre désir d'union...), plus
La classe politique de Comrat s'entête sur le thème d'un référendum; des personnes qui n'ont pas de convictions, mais seulement des missions. Elles sont dirigées de l'extérieur pour déstabiliser la situation. 
On comprend qui se cache derrière le nom pas prononcé. Quoi qu'il arrive dans ces pays ex-soviétiques, "Moscou n'est jamais trop loin et jamais innocent". Ce n'est plus un proverbe, mais une évidence.

Eh bien cette fois-ci nous y sommes : Comrat se rebelle, Chişinău, en envoyant les membres de l'exécutif sur place, avec de promesses d'aide au développement économique, essaye d’éteindre le feu, affirme un analyste moldave. Mais la maison s'écroule presque... et voilà comment l’exécutif moldave paie ainsi une politique de l'immédiat, sans une vraie vision à long terme.

Donc, le titre de la Une de Ziarul Naţional, hebdomadaire qui pose une question simple : "Que veulent les Gagauzes" semble incomplet: pourquoi ne pas ajouter un "qu'est ce qu'il faut faire maintenant..." ?

Le mal est fait, l'ours russe a bien mis sa queue dans le lac pas encore gelé (du coup, comme dans le vieux conte bien connu dans l'Est du continent, il ne risque pas de la perdre), les élections législatives moldaves s'approchent (juin 2014), et l'accord d'association avec l'UE devrait être aussi signé au plus vite (avant l'été 2014). L’exécutif moldave devra régler au plus vite ce problème, en fonction aussi du résultat du référendum.  Sans passion ni ressentiment. Les Moldaves seront-ils capables d'une telle prouesse?

Friday, 24 January 2014

Five Steps to Protect the Euromaidan

Can Europe protect the Euromaidan? Yes, EU can. But, according to Andrew Wilson, from ECFR ,
protecting European choice in Ukraine means taking a variety of short-, medium- and long-term steps.
Five steps, actually...

1. First, the current open door in Europe for the regime's money is both a moral failure and a failure to use our leverage. [...] The key European states – the UK, Austria and Germany, plus Switzerland – should take a proper account of such money and take appropriate measures.

2. European should impose visa bans as the US is already doing.

3. Conversely, the EU should issue multiple-entry, long-term Schengen visas to other Ukrainian nationals who have already been to the EU.

4. In addition to these measures, the EU, together with the US, should reach out to the Ukrainian army and internal forces to emphasise the need to stay above the fray and refrain from the use of force.

5. The EU must also quickly engage with the Ukrainian leadership to offer a negotiated way out of the crisis and free and fair elections in return for security guarantees for the president and his family with retention of some personal property.

Related on Presseurop:
Klitschko, a fighter coached by Merkel
Shattered Europe
Ukraine, leader of the EU B team?
Europe must support the demonstrators
The EU still has a winning han, on Judy Dempsey’s Strategic Europe blog
The EU must not lay down its arms

A fresh start for Germany and France

Berlin and Paris intend to cooperate more closely in European and foreign policy, writes Stefan Braun in the Süddeutsche Zeitung.



The foreign ministers of France and Germany, Laurent Fabius and Frank-Walter Steinmeier want to expand the German-French cooperation in numerous fields and break the deadlock of the latest years.

Firstly, the talk is about possible cooperation in Mali and Central Africa, but also in Eastern Europe to support pro-European forces, in the Arab-Muslim world and in transatlantic relations. The underlying intention is to deal with problems at the edges of the European Union jointly as a Franco-German couple, be it in countries like Ukraine or in states like Tunisia.

The second idea is more unusual. The two foreign ministers could campaign together for the European elections, something that never occurred in the past. The joint effort - continues Braun -
... could be meant "to forcefully oppose the nationalist and intolerant campaigns of populists and eurosceptics." [...] It is unclear whether the two foreign ministers will act mainly in France and Germany or can imagine to do the same in other EU countries.
Finally, they both agree to meet in advance before meetings of the EU foreign ministers and to pursue initiatives to further develop the EU. Their last clearly defined goal is to revive the so-called Weimar Triangle, made of the foreign ministers of France, Germany and Poland.

Thursday, 23 January 2014

Ukraine “a-t-on passé le point de non-retour ?”

“Y a-t-il encore une chance pour un dialogue ou a-t-on atteint le point de non-retour ?”, demande Den dans ses éditions en ukrainien et en anglais de ce 23 janvier, alors que la veille, journée de l’Unification nationale ukrainienne, a été marquée par les affrontements les plus sanglants jusqu’à présent entre la police et les manifestants pro-européens, à Kiev. 

Au moins trois manifestants sont mort ces deux derniers jours — dont deux tués par balles. Une rencontre entre le président Viktor Ianoukovitch et les leaders de l’opposition — à l’exception notable de Vitali Klitchko — le 22 janvier s’est ouverte par une minute de silence en mémoire des morts, et s’est terminée avec l’opposition qui a lancé un ultimatum à Ianoukovitch afin qu’il appelle à de nouvelles élections sous 24 heures, faute de quoi, il allait faire face à de nouvelles manifestations de colère.


Selon le quotidien de Kiev,

Ce contre quoi les experts avait mis en garde pendant les protestations a fini par se produire. Il y a les premières victimes, ce qui et tragique. Les forces de l’ordre ont confirmé officiellement la mort de deux manifestants, alors que les médias parlent de quatre. Les deux parties sont responsables de la situation actuelle dans le pays. L’opposition, qui a appelé à manifester sur la [place] Maidan a échoué, en deux mois, à proposer un plan d’action réaliste pour obtenir au moins une partie des demandes des manifestants. Aujourd’hui, l’opposition continue à demander au gens de descendre dans la rue et rejette toute responsabilité pour la situation dans laquelle se trouve le pays. Mais l’essentiel de la responsabilité pèse sur le gouvernement. Il n’a pas prêté la moindre attention aux gens pendant deux mois et s’entête à refuser de faire la moindre concession. […] Après les derniers événements en Ukraine, le gouvernement a déchaîné une tempète de critiques à l’Ouest — les Etats-Unis et l’UE ont exprimé leur sérieuse inquiétude à propos de la situation dans ce pays.

A l’intérieur du journal, l’historien Serhii Telijenko écrit que
Selon les experts européens et notre communauté d’intellectuels, on a passé le point de non retour. Il y a les premiers morts et blessés. Le président de l’Ukraine doit à présent montrer de la volonté politique. Je ne vois qu’un moyen — aller dans la rue. Comme l’expérience des derniers mois l’a montré, toutes les lettres, les demandes et les déclaration des intellectuels n’ont aucun impact sur l’opinion du président.

De son côté, la philosophe Iehven Holovakha ajoute que
Les chefs de l’opposition doivent formuler une vraie sortie de cette situation. Ils ont la responsabilité au final des deux mois que les gens ont passé sur la place [Maidan]. Ils ont demandé aux gens de rester jusqu’à la fin mais nous devons réaliser que les gens finiront par perdre patience tôt ou tard. On ne peut pas garder les gens dehors indéfiniment en plein milieu de l’hiver. Cette inaction politique a provoqué la réaction violente des gens.

Ukraine: “has the point of no return been passed?”

"Is there a chance for a dialogue or has the point of no return been passed?", asks Den in both its 23 January's English and Ukrainian issues, as the Ukraine Unification and freedom day (22 January) was marked by the most violent clashes yet between pro-european demonstrators and the police in Kiev. At least three demonstrators — two of whom by gunshots — died in the last two days. A meeting between President Viktor Yanukovytch and opposition leaders — with the notable exception of Vitaly Klitchko — on Wednesday started with a minute of silence to honor the dead, and ended with the opposition issuing a stark ultimatum to Yanukovych  to call early elections within 24 hours or face more popular rage.

According to the Kiev daily,

What experts were warning of during the protests has really happened. There are the first casualties, which is tragic. The law-enforcement bodies officially confirmed the death of two protestors, while the media are reporting about four. Both sides are to blame for the current situation in the country. The opposition, which has been calling for coming out on the Maidan [square] has failed, in two months, to offer a realistic plan of actions to meet al least some of the protester's demands. Today, the opposition continues to call on the people to take to the streets and rejects any responsibility for the situation the country is in. But the bulk of the blame for the situation lies within the government. It has been heedless of people for two month and stubbornly refuses to make any concessions. […] After the latest events in Ukraine, the government has raised a storm of criticism from the West — both the EU and the US has expressed serious concern over the situation in this country.
Historian Serhii Telizhenko writes —
According to European experts and our intellectual community, the point of no return has been passed. There are the first dead and wounded. The president of Ukraine must show the political will. I can see only one way — to take to the street. As the experience of the past of the past few months has shown, all the letters, requests, and statements of intellectuals have no impact whatsoever on the president's opinion. 
Philospher Yehven Holovakha adds that —
Opposition leaders need to offer a real way out of this situation. They bear the final responsibility for the two months that people spent in the square. They called to stand until the end, but we ought to realize that people would have lost patience at some point, you cannot keep people outdoors indefinitely amid bitter winter. This political inaction has resulted in such a violent reaction by the people.

Tuesday, 21 January 2014

Visite-piège pour Erdoğan à Bruxelles

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan va expliquer à l'Union européenne (UE) qu'"il existe en Turquie un Etat parallèle", titre Taraf, en faisant allusion aux dissensions à l'intérieur de l'AKP, le parti au pouvoir.

Le journal explique qu'Erdoğan s'estime victime d'un complot ourdi par la communauté de Fethullah Gülen. Ce 21 janvier, le Premier ministre rencontre les hauts responsables d'une UE qui lui ont adressé de sérieuses mises en garde concernant la réforme du conseil supérieur de la magistrature qui met à mal l'indépendance de la justice.

Is Ukraine slipping into chaos?

Den headlines on "The root of all evil", in the wake of the violent street clashes between the most radical anti-government protesters and the police in Kiev. The daily fears that the clashes could lead to a "bloody civil conflict" that would threaten "internal peace and democracy" in Ukraine.

How did we get here? Den points to the government, who acted with "unacceptable irresponsibility" in "trying to hold on to their seats" and by not wanting "to hear the demands of the streets for a clear change in the system" and in those who are in power. But some responsibility for the actual blockade lies also in the opposition, adds the daily: too divided and with too many leaders, yet still unable to lead the crowds.

According to the Ukrainian daily, the "Euromaidan" protest, which has been going on for more than two months, "still lacks the maturity to stop and convert the energy into clear political demands." Is the opposition doing so? asks Den. And "if not, why not? Despite the government's unpopularity, what might be its way out of the current situation?"

UE trebuie (sau nu) să devină Statele Unite ale Europei?

Instrumentul de lucru esenţial a fost traducerea. De dragul vremurilor de altădată, în aşteptarea altora, mai bune, hai să ne amintim. Ingredientul vine din ultimul număr al Time, Can Anyone Stop Hillary? La fel de bine ar fi putut să se numească, de ce nu, Can Anyone Stop the EU Crisis?...mai ales pentru că ediţia din 27 ianuarie consacră trei pagini unui subiect deloc plictisitor dar mereu ...asemeni unei butade: Europa şi criza.

Rana Foroohar crede: pentru ca minunata "criză existenţială a Europei să fie lăsată undeva larg în spate", UE ar trebui să se ocupe de rezolvarea a patru aspecte:
  • să creeze o adevărată uniune bancară
  • să forţeze Germania să evolueze, să depăşească statutul actual de "Chină a Europei"
  • să îşi asigure o marjă de manevră confortabilă, o facilitate cantitativă la care băncile să poată recurge în ca zuri excepţionale, aşa-numita quantitative easing (QE)
Soluţia ar fi ca Banca Centrală Europeană să facă ceea ce face Fed de patru ani şi jumătate, adică să cumpere masiv active cu dobândă pe termen lung, pentru a crea astfel mai multe lichidităţi şi a obliga sectorul privat să facă investiţii.
  • să reafirme angajarea într-o adevărată uniune politică...
Acest din urmă punct mi se pare cel mai dificil de realizat. NU pentru că ar fi imposibil, cu pentru că este un deziderat abstract, imposibil de cuantificat şi greu de demarat: de unde să începi, ce tai, ce adaugi, ce schimbi...Mai ales când la mijloc se află un artificiu...politic. 
Liderii europeni au afirmat mereu că unificarea economică s-a dorit a fi dintotdeauna doar un prim pas spre o mare uniune politică. Însă adevărul este că, începând cu comunitatea cărbunelui, din 1951, până la apariţia monezii unice, 48 de ani mai târziu, Europa a ales calea cea mai uşoară şi a decis să facă doar strictul necesar pentru a beneficia de avantajele unei apropieri economice, fără a abandona total politicile naţionale.
Acestea fiind spuse, în prag de alegeri electorale, o întrebare ca cea din debutul articolului ilustrat cu fotografia celor care "fac" Europa de azi (Merkel, Hollande, Draghi, Barroso), devine aproape inutilă. 

Ce poate face Europa? 
Este simplu: să vrea să facă deja ceva ar fi un bun început. Să accepte evoluţia, idem. Să realizeze, asemeni publicaţiei britanice, că fără o adevărată uniune politică nu se va mai putea continua. Chit că ea ar fi o federaţie...De ce nu? Până la urmă, scrie Time,  
pentru ca cel puternic să-l poată ajuta pe cel slab, ca cel slab să fie capabil, în fine, să contribuie şi el la bunăstarea uniunii, UE trebuie să devină Statele Unite ale Europei.

Monday, 20 January 2014

La UE acude al desbloqueo de las obras del Canal de Panamá

"La UE se implica en el conflicto de Sacyr en Panamá", titula en portada La Vanguardia el 20 de enero. Y es que el parón previsto para hoy de las obras de la ampliación del canal de Panamá, con el que amenazaba el consorcio liderado por la constructora española Sacyr e integrado igualmente por la italiana Salini Impregilo y la belga Jan de Nul , se ha convertido en un asunto de interés comunitario. El asunto cobró una dimensión política con el desplazamiento del presidente de Panamá, Ricardo Martinelli, a Madrid, hace algunos días, y el de representantes de los Gobiernos español e italiano al país del istmo centroamericano.

Y como siempre suele ocurrir en estos casos, la UE se convierte en instrumento de mediación respecto a terceros países. Ahora para hacer frente a un problema de sobrecostes (estimados en unos 1.200 millones de euros) en la ejecución de una obra pública, un fenómeno ampliamente extendido en  España durante los pasados años del boom inmobiliario, pero también en otros países europeos, como ha confirmado el vicepresidente de la Comisión Europea y comisario de Industria, Antonio Tajani. Según el diario de Barcelona,
Con esta implicación de la CE, que habían solicitado las propias constructoras, se gana tiempo para resolver el problema, ya que las empresas seguirán trabajando y no cumplirán el ultimátum de paralización del proyecto, que expiraba hoy.

Friday, 17 January 2014

L’Europa rinuncia a regolamentare il fracking

La Commissione europea ha rinunciato a regolamentare l’esplorazione e lo sfruttamento dei giacimenti di gas di scisto in Europa, limitandosi a formulare delle “raccomandazioni” non vincolanti ai governi europei, scrive Le Monde. L’annuncio ufficiale sarà dato il 22 gennaio in occasione della presentazione del nuovo pacchetto energia e clima dell’Unione europea.

È una sconfitta per i movimenti ecologisti, ma anche per il commissario all’ambiente Janez Potocnik, che sperava di riuscire a limitare il temuto impatto ambientale delle operazioni di fracking, la fratturazione idraulica che permette di liberare il gas e il petrolio intrappolati nelle rocce scistose. Secondo alcuni, tra cui gli autori del documentario Gasland, il processo contamina le falde acquifere e rischia di provocare terremoti.

In alcune zone degli Stati Uniti, dove è in corso un vero e proprio boom del gas di scisto che secondo l’Aiea potrebbe contribuire a rendere il paese energicamente indipendente, l’acqua del rubinetto ha una concentrazione di gas talmente alta da essere infiammabile.

In Europa alcuni paesi, tra cui la Francia, hanno bloccato le esplorazioni, mentre altri, guidati dal Regno Unito e dalla Polonia (che è stato il primo paese europeo ad avviare l’esplorazione e con 22mila miliardi di metri cubi ha le maggiori riserve stimate di gas di scisto dell’Ue), sperano di ripetere il successo degli Stati Uniti anche per rendersi indipendenti dalle importazioni dalla Russia. Le implicazioni economiche e geopolitiche del dibattito hanno portato detrattori e sostenitori dello sfruttamento del gas di scisto (che hanno prodotto il documentario FrackNation per ribattere alle tesi di Gasland) a scambiarsi accuse di essere finanziati dall’esterno, scrive Polityka: i primi dagli Stati Uniti, che cercano nuovi mercati per le loro compagnie, gli altri dalla Russia, che teme di perdere il ricco mercato europeo.

Se la Commissione avesse scelto di legiferare sull’argomento, avvertiva nel novembre del 2013 il rappresentante britannico all’Ue, il Regno Unito avrebbe rischiato di trovarsi in minoranza nel Parlamento europeo e di non disporre del sostegno necessario a bloccare un’eventuale moratoria europea. Per questo Londra ha intensificato le sue attività di lobbying e, per il momento, ha ottenuto quello che voleva.

Thursday, 16 January 2014

La troïka poussée vers la sortie

Les eurodéputés partent en guerre contre la troïka des bailleurs internationaux (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), qui supervisent les plans d'aide aux pays de la zone euro confrontés à des difficultés financières — Grèce, Portugal, Irlande, Chypre.

Accusée d'échapper à tout contrôle démocratique, la troïka devrait, selon les parlementaires européens, être purement et simplement remplacée par une autorité responsable face au Parlement européen, rapporte EUobserver.

Selon le site bruxellois, le 15 janvier, le vice-président du Parlement Othmar Karas (PPE) et son collègue Liem Hoang-Ngoc (S&D) planchent sur un rapport sur l'activité de la troïka :
Après trois audiences avec des représentants de la troïka cette semaine, et après avoir visité Chypre et le Portugal, les deux eurodéputés ont affirmé que cet "organisme ad hoc" n'est pas viable sur le long terme.
Après avoir écarté l'hypothèse d'un démantèlement immédiat de la troïka, Karas "a mis en avant deux alternatives", rapporte encore EUobserver :
transformer le Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen au sein de l'UE ; ou bien charger la Commission européenne et le MES de créer un nouvel organisme de sauvetage financier également ancré dans les traités européens.

Wednesday, 15 January 2014

EU’s humanitarian aid in dire straits

ECHO, the EU humanitarian office, has to tighten its belt, according to Le Monde:
The growing number, or the amplification, of major crisis in 2013 (including Mali, Syria, Central Africa and the Philippines) has had direct consequences on its financial balance. There are rumors of a bankruptcy risk since an internal note inviting ECHO's officials to double-check the level of emergency for the projects they are submitted, with the purpose of reducing expenses. A catastrophe for a lot of NGOs, as ECHO, one of the world's main financers of humanitarian aid, works with some 200 partners in 140 countries. In 2013, the organisation spent €300 million more than its one-billion euro annual budget. As a consequence, there were delays in payments and payment authorizations drop. 
"No reason to panic", says Claus Sorensen, ECHO's director-general, to Le Monde, but, adds the daily —
Among NGOs, there is real concern. Each has been asked to work on a 50 per cent budget reduction while waiting for a possible budget extension later this year. […] The impact is going to be massive on small structures, who deal with little liquidities. A meeting was held in Brussels on 13 January. The "political will" to consolidate the humanitarian aid has been confirmed, but there was no indication of when the agency's deficit would be filled. The money might be found in other sectors. Or a call for funding may be raised to the member states and the Parliament.

Tuesday, 14 January 2014

Financial scandal shakes Greece

The Hellenic Postbank, once one of Greece's biggest financial institutions, is at the centre of a huge scandal after 25 people — including some former top bank executives — were charged with fraud and money laundering in connection with the issue of allegedly unsecured loans to local businessmen. The loans, issued between 2007 and 2012, resulted in losses of half a billion euro for the bank, explains I Kathimerini.


Hellenic Postbank (aka TT) was merged in 2013 with Eurobank under a program to restructure Greece's crippled financial sector. The daily adds that —
According to a Bank of Greece report, TT issued loans without guarantees and with favorable terms to several companies, some overindebted ones, with much of the money ending up in the personal bank accounts of some of the business owners who benefited.
Several prominent businessman have been embroiled in the scandal, including Alpha TV channel and Interamerican insurance firm owner Dimitris Kontominas, Kyriakos Griveas and Lavrentis Lavrentiadis, who is in pretrial custody for embezzlement relating to another case.
Cartoon by Ilias Makris (I Kathimerini). 

Monday, 13 January 2014

Roumanie gagnante : deux scrutins pour le prix d’un !

Les nuits politiques roumaines, pleines de bons conseils ?
Après avoir eu un prix pour "avoir légitimée la corruption", les membres de la coalition de centre-gauche, au pouvoir en Roumanie, voudraient maintenant "miner la légitimité du Parlement européen", comme affirme le député européen Elena Băsescu ? La fille cadette du président roumain Traian Băsescu réagit ainsi à une décision … nocturne — le premier ministre roumain, Victor Ponta (Parti social-démocrate) et son collègue de coalition, président du Parlement, Crin Antonescu (Parti national-libéral), auraient pris, dimanche nuit, la décision d’organiser un referendum sur le changement de la Constitution du pays, pendant le scrutin européen, prévu en Roumanie pour le 24-25 mai). Une décision, pense le site d'information Hotnews.ro, qui bouleverse le paysage politique (et médiatique) roumain. .. 

Ainsi, les leaders de l’USL (Union sociale-libérale) ont l’intention de valider la révision de la Constitution, qui prévoiténumère le site Gândul, notamment la réduction du nombre de députés à 300 (pour les deux chambres), la réduction de la durée du mandat du président du pays de 5 à 4 ans, la validation d’un referendum avec 30 % des personnes inscrites sur les listes électorales, comme de le fait que l’élection présidentielle doit se tenir au début du mois de novembre.

Enfin, une question, celle du citoyen roumain tourmenté … qui, c’est juste, ne saura pas trop quoi et qui voter en mai : cette décision n’est-elle pas la même qu’a eu le président du pays, pas plus loin qu’en juin 2013 ? Le centre-gauche serait devenu de droite, totalement adroite ?

Saturday, 11 January 2014

Dublino, Madrid, Lisbona, Atene: le quattro facce della crisi

Secondo Fabrizio Goria di Linkiesta la crisi dell'eurozona ha raggiunto un punto di svolta. Le tempeste finanziarie del periodo tra il 2010 e il 2012 sono passate ed è incominciata una tenue ripresa economica. Il suo articolo analizza in dettaglio la situazione dei quattro paesi che si sono sottoposti a misure di salvataggio della troika: Irlanda, Spagna, Portogallo e Grecia.
Irlanda e Spagna sono uscite dai programmi di salvataggio. Il Portogallo sta per uscirne. La Grecia potrebbe uscirne prima del previsto, nonostante le enormi difficoltà. Scrive Goria:
A uscire prima, e meglio, dai programmi di salvataggio della troika sono stati i paesi che hanno registrato una crisi bancaria. Irlanda e Spagna avevano perso la fiducia degli investitori per via delle malversazioni bancarie e, una volta guardato dentro i bilanci ... gli istituti di credito sono stati controllati, sono stati stressati, sono stati ricapitalizzati. E dopo gli investitori hanno ricominciato a credere nei paesi ... Ben diversa è invece l’esperienza di Portogallo e Grecia, due paesi nei quali oltre a un problema bancario c’era un problema politico e/o strutturale. Lisbona e Atene non sono ancora uscite dalla crisi per l'incertezza che impedisce di pianificare gli investimenti, sia domestici sia stranieri.
Secondo Goria in questi anni la troika ha commesso l'errore di applicare lo stesso modello a tutti i paesi da salvare. Le autorità europee hanno capito in ritardo le dimensioni e la natura delle crisi sovrane e solo in seguito hanno cercato di riparare agli errori con rimedi talvolta peggiori del male.
Alla fine l'eurozona ha svoltato e con l'aiuto della Banca centrale europea può stabilizzarsi. Bisogna ricordare però che la strada da percorrere è lunga e senza riforme e sforzi da parte di tutti i paesi membri e in particolare dell'Italia il rischio di un collasso si presenterà di nuovo.

Friday, 10 January 2014

La tentation nihiliste de l’Europe - La tentazione nichilista d’Europa

FR - Dans sa chronique sur France Inter de ce 10 décembre, reprise par Internazionale, Bernard Guetta dénonce les responsables politiques — notamment les populistes — qui souhaitent faire des prochaines élections européennes une sorte d'épiphanie de l'UE :
Il y a des eurosceptiqus, des eurodéçus, des eurocritiques évidemment, mais Mme Le Pen n’est pas de ceux-là. Elle est, elle, totalement europhobe et si l’on avait encore pu en douter, ses déclarations d’hier, à Paris, sont à cet égard sans ambiguïté.
"Comment améliorer l’Union européenne ?", s’est-elle demandé devant la presse anglo-saxonne. Réponse : "D’abord, en l’effondrant". "Je pense qu’elle est irréformable en l’état, a-t-elle dit. Je n’attends qu’une chose du système européen, c’et qu’il explose. Il faut attendre que tout cela se casse la figure, y contribuer si possible, pour faire émerger le projet d’une Europe de nations libres qui était en fait celle qu’avait en tête le général De Gaulle" [...]. C’est une position. Ce n’était pas du tout celle de De Gaulle mais c'est une position légitime qu'il est donc tout aussi légitime de discuter. Premier point, on peut tout dire de l’Union européenne mais qu’elle serait irréformable, non. Elle n’a, au contraire, pas cessé d’évoluer.

IT - Nel suo editoriale della settimana su Internazionale, Bernard Guetta denuncia i politique — a cominciare dai populisti — che vogliono fare delle prossime elezioni europee una sorta di redde rationem dell'Ue:
Marine Le Pen non è un’euroscettica né un’euro-delusa, e nemmeno una semplice euro-critica. La presidente del Front National è senza ombra di dubbio un’eurofoba, come hanno dimostrato ancora una volta le dichiarazioni rilasciate giovedì a Parigi. Davanti alla stampa anglosassone Le Pen ha spiegato che per migliorare l’Unione europea bisognerebbe “distruggerla”. “Penso che sia impossibile riformare l’Ue, e dal sistema europeo mi aspetto soltanto che crolli. Bisogna aspettare che tutto vada a rotoli, possibilmente contribuendo a fare in modo che ciò accada, lasciando emergere il progetto di un’Europa formata da nazioni libere come quello che aveva in mente il generale De Gaulle”. [...] Quella del leader dell’Fn è una posizione legittima, per quanto sia in realtà molto diversa da quella di De Gaulle. Ma è altrettanto legittimo metterla in discussione. Innanzitutto non è corretto dire che è impossibile riformare l’Unione europea. Al contrario, l’Ue non ha mai smesso di evolversi... L'articolo completo su Internazionale

Juncker vise la succession de Barroso

L'ancien Premier ministre luxembourgeois a décidément du mal à rester loin du pouvoir : après avoir été évincé du gouvernement par la nouvelle coalition menée par Xavier Bettel, Jean-Claude Juncker vise rien de moins que la présidence de la Commission européenne, actuellement occupée par José Manuel Barroso.

"En principe, je devrais postuler, si le programme et le reste sont corrects", a-t-il déclaré le 9 janvier à la radio allemande RBB, rapporte EUobserver, selon lequel
En tant que candidat du centre-droit européen, il a ajouté qu'il apprécie l'idée d'un débat "animé" avec Martin Schulz, le candidat officiel du centre-gauche et actuel président du Parlement européen. Mais la nomination de Juncker demeure incertaine. Les dirigeants de centre-droite ont dit qu'ils décideront le nom [de leur candidat] lors du congrès du Parti populaire européen, en mars, à Dublin.

Européens, face au racisme, faites l'amour, pas la haine !

Devant le scandale provoqué par les propos tenus lors de ses spectacles (ou plutôt meetings antisémites ?) par l’humoriste français Dieudonné, scandale culminant par l’interdiction, jeudi 9 janvier, par le spectacle prévu à Nantes, un écrivain et professeur universitaire roumain, Marian Popescu, spécialiste en théâtre, en arts visuels, se désole. Pour lui, comme pour Pascal Bruckner, la haine ne peut pas être interdite par décret…Et il note sur son blog sur Adevarul :
il semblerait que le tant loué comportement civilisé des Européens s'étiole dès que les libertés permettent aussi à d'autres de venir dans leurs pays. Surtout lorsque le comportement des arrivants laisse à désirer, c’est vrai aussi. Les structures européennes semblent faillir à gérer efficacement la propagation de tels discours incitant à la haine. Les pays nouveaux-venus dans l'UE se retrouvent périodiquement dans ces "braquages" des systèmes démocratiques. [...] Mais le ressentiment, le mépris ainsi générés alimentent le courant négatif d'opinion qui est absorbé par le discours politique extrémiste. Tout se passe très vite car la haine, contrairement à l'amour, se propage beaucoup plus rapidement. Et elle se reflètera dans les votes. Il est troublant d'entendre, aujourd'hui, en Europe, ce cri: "Haïssez-les. Ils sont Juifs, ils sont Roumains, ils sont...". Qu'y a-t-il à faire ? Que pouvons-nous faire ?
Réagissant à la polémique autour de Dieudonné, Joëlle Meskens, correspondante à Paris du quotidien Le Soir, de Bruxelles, affirme aussi, dans une interview accordée à Courrier International, que
la liberté d’expression s’arrête là où commence la haine de l’autre.

Sur Presseurop, vous pouvez lire un autre texte sur le même sujet, signé par Marian Popescu .

Thursday, 9 January 2014

Weak German opposition a concern for Eurozone

Germany has finally formed its next government. Steffen Stierle and Christoph Mayer write in the blog EUROPP of the London School of Economics and Political Science on what 2014 might hold in store for the rest of the Eurozone. They argue there is very little cause for optimism among those who support a change of direction in Germany’s European policy because the coalition holds a huge majority of seats and any effective opposition within the German Parliament will be extremely difficult.

Germany and EU institutions have responded to the Great Recession inside the Eurozone by implementing austerity policies and authoritarian transfers of power to the supra-national level. This has dramatically reduced Germany's popularity in most Eurozone countries. A majority of the countries are currently governed by neoliberal political elites who favour anti-democratic and anti-social responses to the crisis. Without cooperating elites in the governments of Greece, Portugal, Spain and Ireland it would not have been possible to push austerity reforms through at the EU level.

The European Council, with Germany as its leading member, is currently about to enhance a neoliberal, authoritarian transformation of the EU. It was not only the former German conservative-liberal government which put pressure for radical austerity reforms throughout Europe. In this respect there has always been a consensus within the German political elite. A serious political shift at the EU or Eurozone level is not to be expected.

Wednesday, 8 January 2014

Europe must carry on

FR: "La paix, c'est ce qu'évoquent les dirigeants européens quand ils n'ont rien à a proposer." Alors que l'année 2014 sera placée sous le signe des commémorations des guerres de 1914 et de 1939 et la chute du Mur de Berlin, le chroniqueur du Monde Arnaud Leparmentier regrette que "l'Europe regarde son avenir dans le rétroviseur".

Aujourd'hui, constate Leparmentier, "le projecteur s'est déplacé du 'plus jamais cela', après la Shoah et les crimes nazis, à une sourde inquiétude sur le jeu des empires européens devenus mini-puissances" et il est temps de donner un nouvel élan au projet européen.

Dans la situation actuelle, et alors que "le statu-quo n'est pas viable", comment éviter un "diktat européo-allemand" dont ne veulent pas les peuples ? La voie est étroite, mais l'UE n'a guère d'autre choix que d'aller de l'avant, constate le chroniqueur.

EN: "Peace is what European leaders talk about when they have nothing to propose." While 2014 will be marked by commemorations of the 1914 and 1939 wars and the fall of the Berlin wall, Le Monde columnist Arnaud Leparmentier  regrets that "Europe looks at its future in the rear view mirror".

Today, observes Leparmentier, "the spotlight has moved from the 'never again', after the Shoah and Nazi crimes, to a muted concern about the interplay of European empires, which have become mini-powers" and it is time to give the European project a new momentum.

In the current situation, and while "status-quo is not viable", how can we avoid a "European-German diktat" which people refuse? The margin for manoeuvre will be limited, but the EU has no real other choice.

Triple agenda

FR- "Présidence, pauvreté, mémorandums", titre le quotidien athénien ce 8 janvier, jour où commence officiellement la présidence grecque de l'Union européenne.

Une photographie montre le palais du Zappeion, où doit se tenir un déjeuner de travail, à la présence de la Commission européenne au complet et des dirigeants grecs. Un homme astique les berlines qui transporteront les officiels aujourd'hui.
En surtitre on lit : "Le véritable agenda de cette présidence : chômage, récession, incertitude." Car, note le journal, derrière les déclarations des responsables grecs sur le fait que cette présidence sera réussie et efficace, les dangers sont palpables pour le gouvernement.

EN - "Presidency, poverty, bailout plans", headlines Athenian daily Eleftherotypia on January 8, as the Greek presidency of the EU begins officially.

On the front page, a picture shows the Zappeion palace, where a work lunch is scheduled between the European commissioners and the Greek leaders. A man polishes the limousines that will carry around the officials.

The Greek presidency's "real agenda will be unemployment, recession, uncertainty", writes Eleftherotypia, according to whom, beyond the Greek officials' statements on the presidency's successes and efficiency, things will not be easy for Athens' government.

Tuesday, 7 January 2014

Comment les inégalités érodent le projet européen

"La crise et les politiques économiques dominantes érodent la cohésion sociale, font monter les niveaux de pauvreté et élargissent le fossé entre riches et pauvres", écrit El País, au sujet d'une "tendance inquiétante dans toute l'Europe" : l'augmentation des inégalités.
Six bonnes années depuis le début de la Grande Récession, le nombre de Britanniques qui se voient obligés de s'adresser aux institutions de bienfaisance pour manger a été multiplié par 20, selon un récent rapport du Trussell Trust. L'Italie a reconnu la semaine dernière [fin décembre NdR] par la voix de son gouvernement que les niveaux de pauvreté ont atteint leur plus haut niveau depuis 1997. Le nombre des Espagnols reçus par les services d'accueil de la Caritas sont passés de 370 000 à 1,3 millions depuis la crise. En Grèce, des maladies comme la malaria et la peste sont revenues. […] La crise actuelle n'a fait que rendre plus aiguës les inégalités en Europe.
[…]
Parmi les pays les plus inégalitaires du continent figurent les Baltes, les Latins et ceux d'Europe orientale, avec les anglo-saxons (Royaume-Uni et Irlande). Les moins inégalitaires sont les pays d'Europe centrale qui, dans certains cas, comme l'Allemagne et les Pays-Bas, ont approuvé la crise afin de réduire la fracture entre riches et pauvres.
[…]
Les inégalités sont corrosives. L'historien Tony Judt assurait qu'elle ronge les sociétés de l'intérieur. La Commission européenne a commencé à s'activer face à un problème qui se révèle de plus en plus important, mais avec les mécanismes habituels : elle promet de créer un indicateur d'inégalités et, faute de politiques — et d'argent frais — a tiré la sonnette d'alarme. […] Les tendances actuelles corrodent le contrat social européen et il se peut que cela déchaîne des problèmes sociaux. […] La sensation que l'alternance politique soit purement décorative, l'impression à chaque fois plus généralisée que rien ne change jamais à Bruxelles, à Francfort ou à Berlin, les véritables centres de décision européens, peut induire toute cette pression à déboucher vers les populismes, comme craignent des sources européennes.
A lire sur le même sujet sur Presseurop :


L’Italie en tête d’une tendance croissante en Europe

Pauvres travailleurs

Le vrai problème, ce ne sont pas les populismes

Monday, 6 January 2014

Prison (de nouveau) pour un ex-Premier ministre roumain


La sentence qui a mis fin à la carrière politique de Năstase”, titre en Une le quotidien bucarestois România liberă, après la décision définitive de la Haute cour de cassation et justice. La Cour a condamné l’ancien premier ministre social-démocrate (entre 2000 et 2004), Adrian Năstase, à 4 ans de prison ferme et à 5 ans d’interdiction de certains droits, pour avoir reçu des pots-de-vin d’environ 630 000 euros, sous la forme de biens importés de Chine et de travaux non remboursés. Il est aussi condamné, dans le cadre du même dossier "Zambaccian" (du nom de la rue où se trouvait sa maison à l'époque) pour le délit de chantage sur l'ancien consul roumain à Hong Kong, qui a été contraint à des fausses déclarations sous la menace de Nastase. Sa femme, Daniela Năstase, a été condamnée à 3 ans avec sursis dans le même dossier.

Agé de 63 d’ans, Adrian Năstase, voit ainsi la fin de sa carrière politique et se trouve une fois de plus derrière les portes du pénitencier. En juin 2012 il avait déjà été condamné pour avoir détourné environ 1,5 million d'euros recueillis auprès de sociétés et d'hommes d'affaires invités à participer à un congrès politique, en 2004. A ce moment-là il a essayé de se suicider avec un pistolet. Une fois sorti de l’hôpital, il a passé 8 mois en prison et il a été libéré le 18 mars 2013. Un nouveau verdict, que Adrian Nastase qualifie d' “extrêmement injuste, une sale vengeance” .

Les réactions n’ont pas tardé. Si pour le premier ministre roumain, Victor Ponta, il s’agit d’un “condamné politique, une victime du régime Băsescu, et d’un cas comparable à celui de Ioulia Timoshenko”, pour la député européenne Monica Macovei il s'agit d' un succès de la justice et une leçon pour tous les politiciens qui sont corrompus et qui volent”. En ce qui le concerne, Jurnalul Național, quotidien proche du gouvernement, titre sur “la deuxième condamnation politique” de Năstase, qui “paye, ainsi, le conflit politique avec le président Băsescu. […] La justice a souffert une défaite honteuse”.

Sans les “barbares utiles”, qui résoudra les soucis de l'UE ?

L’invasion n’a plus eu lieu. Déçus, les Britanniques, réconfortés, les autres occidentaux ?
La pénombre du soir est tombée, mais les barbares ne sont point venus. De la frontière des émissaires sont revenus : 'Les barbares n'existent plus!' ont-ils dit. Que ferons-nous maintenant, sans eux ? Ils nous étaient tellement utiles pour résoudre nos problèmes...
Ainsi se termine le poème En attendant les barbares du poète grec du siècle dernier Constantin Cavafy (1863-1933).

Quoi qu’il en soit, les hordes de barbares utiles de Roumains et Bulgares, sont un non événement, l’affirme Philippe de Bruycker, spécialiste belge en immigration, lors d’un débat organisé par France 24, le 2 janvier.

Et c’est bien vrai. A part quelques notes factuelles, aucun article spécialement virulent contre les Roumains et les Bulgares sur le marché européen du travail…La France serait-elle devenue plus sage en la matière, en parlant ces jours-ci plutôt des cimetières de sapins (comprendre trottoirs) ?

Le bon sens veut qu’elle ait plutôt réalisé que les Roumains et les Bulgares qui ont voulu émigrer l’ont fait déjà, ils ne sont que 91 000 en France (contre un million en Espagne et un million en Italie)…C’est vrai, ils sont 148 000 dans le Royaume Uni, d’où la levée exacerbée de boucliers !

Three eurosceptics in a boat - Trois eurosceptiques en bateau

EN: "Europe's Tea Parties", heads The Economist this week. The financial weekly writes about "Europe's populist insurgents" like the French FN, the Dutch PVV, the British Ukip and the Norwegian Progress Party.

Even though anti-EU populists of the left and right could take between 16% and 25% of the European Parliament's seat (12% today),  this won't "guarantee them lasting electoral success", according to The Economist:
The problem the populist parties face is that when this sort of protest gains traction, its themes can quite easily be grabbed by the mainstream right.
Moreover, "if euro-zone economics are not a full explanation (the populist right is nowhere to be found in austerity-battered Spain and Portugal) the crisis has been crucial to setting the scene for the potent new pairing of old nationalist rhetoric with contemporary Euroscepticism". Once the crisis is over, will these parties still gain seats? The Economist is sceptic and concludes —
Europe's populists may be near the height of their influence. Were the economy to recover and unemployment to drop, their message might fall on less receptive ground. Within the European Parliament, rivalry between them may thwart their hight hopes for influence.
Read more about Eurosceptics on Presseurop:
http://www.presseurop.eu/en/content/article/4235841-let-eurosceptics-speak
http://www.presseurop.eu/en/content/article/4201931-fears-growing-protest-vote
http://www.presseurop.eu/en/content/article/4116811-right-eurosceptics-steal-merkel-s-show

FR: "Les Tea Parties d'Europe", titre The Economist cette semaine, dans une de ces couvertures qui ont fait sa réputation. En dressant un parallèle avec le mouvement qui agite la droite du Parti républicain américain, le magazine londonien s'inquiète de la montée des "insurgés populistes d'Europe", comme le FN français, le PVV néerlandais, le UKIP britannique et le Parti du progrès norvégien.

Même si les les populistes de gauche et de droite pourraient obtenir entre 16 et 25% des voix aux élections européennes de mai prochain, cela "ne leur assurerait pas un succès électoral durable", écrit l'hebdomadaire.

De plus, ajoute-t-il, "si la situation économique de la zone euro n'est pas la seule explication (la droite populiste n'est pas présente en Espagne et au Portugal, malgré l'austérité), la crise a été déterminante pour faire le lit du nouveau couple formé par la vieille rhétorique nationaliste et de l'euroscepticisme". Une fois que la crise sera passée, est-ce que ces partis vont gagner des sièges ? The Economist n'y croit pas trop et conclut :
Les populistes européens pourraient bien avoir atteint le maximum de leur influence. Si l'économie devait se redresser et le chômage baisser, leur message pourrait atterrir auprès d'un public moins réceptif. Au sein du Parlement européen, les rivalités entre eux pourraient saper leurs espoirs d'être influents.
A lire sur le même sujet sur Presseurop :

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4236291-ecoutons-aussi-les-eurosceptiques
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4201781-le-vote-contestataire-monte-et-fait-peur
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4114051-droite-les-eurosceptiques-volent-la-vedette

Saturday, 4 January 2014

L’UE, un époustouflant continent hors jeu ?

Quelle liaison entre 2010 et 2014 ? Une bonne raison : ce sont des années qui voient se disputer une coupe mondiale de football. Cette année, vers l'été, au Brésil... Presseurop avait publié en juin 2010 une analyse venant de La Stampa, qui prouvait que, en réalité, la dèche dans laquelle se languit le football européen, depuis un bon moment, est semblable à celle du continent européen...

Le football reflète souvent la réalité. La Coupe du monde ne fait pas exception : les grandes équipes européennes semblent timorées, confuses et hésitantes, comme leurs gouvernements. Et les anciens outsiders des pays émergents défient l'ancienne suprématie européenne.
Dans le foot aussi, nous sommes devenus un “Vieux continent” tout comme en politique, économie et société. De vieilles idées, de vieilles habitudes, de vieilles erreurs connues de tous mais que nous gardons jalousement.
De cet article, je garde la fin, et je vous la rappelle, car elle s'applique à beaucoup de choses, en ce début d'année...Même à Presseurop...
la société globale n’a plus de patience avec ceux qui ne veulent pas suivre et qui ralentissent la marche, au lieu de courir, d’expérimenter, de se mettre en danger.
Et bonne et magnifique dangereuse année à tous les Presseuropéens!