Wednesday, 26 March 2014

On l’appelait Gobelin, 007 Gobelin…

C’est par lui que la tempête est arrivée…Nommé fin février Premier Ministre de la République Autonome de Crimée, il est aussi celui qui a lancé un appel au président russe Vladimir Poutine en vue de "préserver la paix et la stabilité" dans la république. Mais qui est Sergueï Axionov ? La réponse dans un article publié par Hotnews.md, de Chişinău.

Le nouveau Premier Ministre de la Crimée, Sergueï Axionov (41 ans) est le fils de Valeri Axionov...Personnalité clé de la communauté russe de Moldavie, à la fin des années 90, Valeri était adjoint du maire socialiste dans la ville moldave de Bălţi. Chef de file de la "Société russe de Bălti", deuxième ville de Moldavie, en étroite collaboration avec la mission diplomatique russe de Chişinău, ainsi qu'avec des localités et régions de Russie, il fait couler beaucoup d’encre en 1997.
 À l'automne 1997, son nom apparaît dans le contexte du "Dossier Savine" - l'assassinat d'un journaliste (Vladimir Savine) du quotidien gouvernemental "Nezavissimaïa Moldova". Savine avait écrit plusieurs articles sur les mécanismes de blanchiment d'argent des marchés de la ville. Il affirmait que, sur un seul marché, quelques 260 mille lei (14 200 euros) finissaient dans les poches des structures mafieuses, et une partie des sommes dans celles des représentants de l'administration locale. Début octobre 1997, Vladimir Savine, ancien militaire soviétique, est la cible d'un attentat, blessé de plusieurs coups de feu. Quelques jours avant d'expirer à l'hôpital, Savine a affirmé à un journaliste local avoir été visé par la "mafia socialiste". Le jour de l'attentat contre Savine, le journal local "Golos Bălti" publiait un article intitulé "Arithmétique contre les prétendus chasseurs de vérité", dans lequel l'adjoint au maire Axionov apportait quelques rectifications aux données publiées par Savine. Traitant avec ironie les écrits de de dernier, Axionov n'a toutefois pas nié les faits en tant que tels.
Son nom est également lié, pendant les années où il exerçait en tant qu'adjoint au maire, au "jumelage" établi entre Bălţi et Tiraspol, la capitale de la Transdniestrie. On raconte qu'à l'époque déjà la vie de famille de Valeri Axionov était partagée entre la Moldavie et l'Ukraine très proche.
Son fils, Sergueï Axionov, est né à Bălţi. Il est diplômé d'une grande école militaire de Simferopol. Mais il a préféré se lancer dans les affaires. Entre 1993 et 2001, on retrouve son nom dans différentes sociétés de la capitale de la Crimée. A partir de 2008, Sergueï Axionov s'implique dans diverses organisations sociopolitiques de Crimée, étant membre de la "Société russe de Crimée". Depuis 2009 il est un des leaders d'une organisation militant pour l'unité des Russes en Crimée, "Russie Unie". Enfin, très rapidement, il fait main basse sur toutes les structures de pouvoir en Crimée et c’est lui qui annonce l’organisation du referendum du 16 mars, portant sur le statut de la Crimée.
Pourquoi ce personnage contradictoire a-t-il choisi la politique ? Dans une interview accordée en 2010, il reconnaît être entré dans la politique pour "changer la situation en Crimée pour le mieux". Quant à ses affaires, il préfère les confier à sa femme. Selon la presse de Crimée, le nom de Sergueï Axionov apparaît dans plusieurs dossiers criminels liés à des extorsions de fonds, mais aussi du recel d'armes. Les opposants d'Axionov-fils soutiennent que son surnom dans les milieux criminels serait "Gobelin"...

Source image: rg.ru




2 comments:

  1. Choses similaires on pourrait les dire de Mme Timosenko ou bien de n'importe quel politicien d'Ukraine. Et tout ça ne veut quand même pas dire que la déclaration indépendance de la Crimée n'est pas légitime.
    Pour le moment, on a les déclarations de Helmut Schmidt, ancien Chancelier d'Allemagne, qui a déclaré hier que la réunification de la Crimée à la Russie est correcte, que la politique de Putin n'est pas celle qu'on raconte, que les sanctions sont un erreur.
    Bref - c'est moi qui parle, maintenant, pas Schmidt - que la politique soi-disant "occidentale", mais plutôt on devrait dire "reaganienne", est complètement fausse.
    On est pas en train de aider les russes et Ukrainiens qui cherchent de faire passer des politiques alternatives en cette manière, quant plutôt on est en train de renforcer l'aile "dure".
    On répète toujours les mêmes erreurs.
    Est-ce-que on est devenu comme les bourgeois du 1968? Ces qui "plus ils deviennent vieux, plus ils deviennent bêtes"?

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  2. Voilà:
    http://www.spiegel.de/politik/ausland/helmut-schmidt-verteidigt-in-krim-krise-putins-ukraine-kurs-a-960834.html
    Porquoi ne pas le traduire?

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