Thursday, 13 February 2014

Peut-on encore démocratiser l’Europe ?

On l'a bien compris, l'Ue traverse, en plus d'une grave crise économique, une profonde crise démocratique. Les lecteurs de Presseurop ont eu l'occasion de le lire, à travers les inquiétudes exprimées par les quelques penseurs qui dénoncent inlassablement le fossé qui se creuse entre les institutions et les citoyens.

De leur côté, les responsables politiques ont fini par confier toujours plus de prérogatives à des institutions certes indépendantes — la Commission, la Cour de justice, la Banque centrale européenne — mais non élues et qui ne répondent pas aux électeurs, en renonçant à jouer leur rôle, estime le politologue Antoine Vauchez dans Démocratiser l'Europe, un ouvrage paru au Seuil tout récemment.

Selon Vauchez,
avec les élections européennes qui approchent à grands pas, vient l’heure du bilan pour la mandature qui s’achève. Cinq ans après un traité de Lisbonne qui était censé replacer le Parlement européen au centre du jeu politique européen, il faut bien constater que les espoirs qu’on avait fondés dans la parlementarisation progressive de l’Union sont aujourd’hui déçus. La crise de la zone Euro qui a vu la marginalisation d’un Parlement européen cantonné à un rôle purement consultatif a agi comme un révélateur de la crise démocratique profonde de l’Union européenne. Malgré deux décennies de réformes institutionnelles, deux Conventions et cinq traités refondateurs, rien n’y fait, le fossé entre l’espace des procédures démocratiques et l’espace de la décision politique et économique ne cesse de s’accroître.
Démocratiser l’Europe s’interroge sur cet échec répété. L’ouvrage fait l’hypothèse qu’une part importante de nos échecs collectifs à réorienter l’Europe tient dans un déficit de connaissance de l’Union telle qu’elle est. Pour le combler, l’ouvrage opère un détour historique pour retracer l’invention d’un gouvernement européen depuis les traités de Rome : l’Europe s’est avant tout construite autour du triptyque des "indépendantes" formé par la Commission européenne, la Cour de justice de l’Union et la Banque centrale européenne. Ce détour permet d’envisager de nouvelles pistes pour penser la démocratisation non plus sur le seul terrain d’une "parlementarisation" de l’Union, mais par le biais de nouveaux liens démocratiques avec ces institutions "indépendantes" tenues depuis trop longtemps au ban de l’espace public européen.
Billet de blog amendé le 15 février 2014 

4 comments:

  1. Sí, podemos hacer aún más por mejorar Europa, desde cada país, recortando el coste burocrático, dentro de cada frontera, no en servicios para el ciudadano, sino en el entramado político, marcándose un ratio entre el coste de mantener el aparato político y el número de ciudadanos que esté dentro de unos límites pactados, para que el coste político esté condicionado por el nivel de vida que tengan sus ciudadanos, no a la inversa.
    http://www.elsemanaldigital.com/blog.asp?idarticulo=118499&cod_aut=

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  2. El volumen de cargos públicos se mantiene en estas cifras ¿alguien tiene más? pero los políticos siguen mirando a otros sitio a la hora de recortar.

    ES EL RECORTE QUE PIDE BRUSELAS Y TODA ESPAÑA,... A GRITOS

    Número de cargos políticos:

    Diputados y senadores 650

    Parlamentarios autonómicos 1.206
    Alcaldes 8.112
    Concejales 65.896
    Diputados provinciales 1.031
    Cargos de confianza en diputaciones 970
    Responsables de cabildos y consejos insulares 139
    Consejeros Valle de Arán 13
    Mancomunidades 2.800
    Políticos contratados como cargos de confianza 40.000
    Políticos empleados en empresas públicas o con participación estatal 131.250
    Políticos en la Unión Europea 1.100
    Políticos en embajadas autonómicas 940
    Políticos en el Consejo de Estado 60
    Políticos retirados con pensiones 1.600
    Tribunal de Cuentas 120
    Consejos económicos y asesores 4.800
    Defensores del pueblo, menor, mujer, etc 900
    Observatorios y entes asesores 2.600
    Fundaciones públicas 1.600
    Sindicalistas liberados 65.130
    Representantes Patronales 31.210
    Cámaras de comercio 6.000
    Cargos políticos en la Tesorería General de la Seguridad Social 800
    Cargos políticos en el INEM nacional y regionales 2.400
    Cargos políticos en entidades educativas 1.900...y sigue hasta 445.568 es decir tenemos un ratio de aproximadamente 1 político cada 100 habitantes.


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  3. Usted cree verdaderamente que los problemas que tenimos son la 445.568 personas, que no son todos "políticos" (Tribunal de Cuentas, Sindicalistas liberados, Representantes Patronales, Cámaras de comercio ...)?
    El problema que tenemos son la Bancas y la financia. Son la deudas PRIVADAS. Frente ad eso, todo es casi nada.
    El problema de Ue y de Eurozona NO ESTA EN LA DEUDA PUBLICA, ESTA EN LA DEUDA PRIVADA.

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  4. No el problema está en los políticos autonómicos que se comportan como líderes con ansias de estado propio.
    http://www.abc.es/catalunya/politica/20140216/abci-mandamientos-artur-201402131243.html
    La deuda que generan las comunidades autónomas no se pueden controlar desde el estado si los que las dirigen no tienen voluntad de hacerlo y ya vemos la voluntad que demuestran algunos de sus líderes.

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