Sunday, 23 February 2014

La démocratie européenne est malade

L'absence de démocratie et de transparence au sein des institutions européennes et des mécanismes à travers lesquels sont pris les décisions qui affectent les citoyens européens alimentent les mouvements populistes et anti-européens, comme celui dirigé par Beppe Grillo en Italie, estime l'éditorialiste Barbara Spinelli dans La Repubblica. Selon elle,

Les démocraties en sont ébranlées : en particulier celles gangrenées par la corruption, la kleptocratie, les mafias avec lesquelles elles pactisent sous le manteau. Un rapport de la Commission européenne publié récemment accuse l’Italie : le coût de notre corruption se monte à 60 milliards d’euros par an : 4 % du PIB, la moitié de ce qu’elle représente en Europe. Mais partout les démocraties dégénèrent, comme l’explique le juriste Guido Rossi dans le quotidien Il Sole-24 Ore : la conséquence inévitable des inégalités liée à la crise est “la dévaluation du pouvoir législatif et la réduction des Etats à de simples médiateurs”.

Le phénomène est visible à l’œil nu. Dans certains pays – Grèce, Portugal, Chypre, Irlande –, c’est la troïka (Banque centrale européenne, Commission, Fonds monétaire international) qui dicte ses choix économiques. Partout les principes constitutionnels sont bafoués. L’Allemagne n’arrive à les préserver qu’au prix d’un piteux isolement. D’autres pays sacrifient Constitutions et parlements sur l’autel de la troïka. En avril 2013, Bruxelles a bâillonné la Cour constitutionnelle portugaise, coupable d’avoir retoqué quatre mesures d’austérité qui violaient le principe d’égalité. Les élections sont considérées comme des freins. D’où l’importance d’une réponse politique au chaos. C’est la seule alternative à la suprématie d’intérêts à la fois catégoriels et globaux radicalement étrangers à la notion de bien commun, cruciale en Europe. […] Lire la suite en français sur Courrierinternational.com 

L'article original dans La Repubblica (it)

1 comment:

  1. Les chiffres que Spinelli mentionne à propos du cout de la corruption en Italie sont fausses, et dérivent d'une mauvaise lecture - de la part de la Commission européenne - d'un rapport de la Corte dei Conti italienne. La question est vieille et déjà dépassée par la discussion sur les médias.
    Mais Mme Barbara, qui n'est pas celle qui marche sous la pluie de Brest, ne veut pas perdre l'occasion pour renouveler des idées reçues sur l'origine des problèmes de son pays.
    La démocratie a été oblitéré par ce monstre qu'on appelle Union Européenne, qui on devrait plutôt appelé "Désunion anti-europeéenne".
    La corruption existe, et elle est un mal, un parmi maintes d'autres. Moi, je souffre de mal au dos, mais je ne pense pas que ça ait a quoi faire avec le manque de démocratie.
    Mme, par respect à son Père, elle devrait donner un coup d'œil au Eurobaromètre, pour comprendre que ses majeurs problèmes l'Italie les partages avec toutes les pays de l'union, particulièrement de la zone euro.
    Assez avec cette mentalité provinciale de la part d'intellectuels au caviar.
    Qu'ils prennent l'habitude de contrôler ce qu'écoutent, que lisent, et que disent. Avant de parler. Et d'utiliser l'arithmétique, une chose que chaque citoyen cultivé a le devoir de connaitre. Comme disaient les latins: "il n'est capable ni de lire ni de compter".
    Que Mme laisse reposer son père dans son tombeau!

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