Thursday, 23 January 2014

Ukraine “a-t-on passé le point de non-retour ?”

“Y a-t-il encore une chance pour un dialogue ou a-t-on atteint le point de non-retour ?”, demande Den dans ses éditions en ukrainien et en anglais de ce 23 janvier, alors que la veille, journée de l’Unification nationale ukrainienne, a été marquée par les affrontements les plus sanglants jusqu’à présent entre la police et les manifestants pro-européens, à Kiev. 

Au moins trois manifestants sont mort ces deux derniers jours — dont deux tués par balles. Une rencontre entre le président Viktor Ianoukovitch et les leaders de l’opposition — à l’exception notable de Vitali Klitchko — le 22 janvier s’est ouverte par une minute de silence en mémoire des morts, et s’est terminée avec l’opposition qui a lancé un ultimatum à Ianoukovitch afin qu’il appelle à de nouvelles élections sous 24 heures, faute de quoi, il allait faire face à de nouvelles manifestations de colère.


Selon le quotidien de Kiev,

Ce contre quoi les experts avait mis en garde pendant les protestations a fini par se produire. Il y a les premières victimes, ce qui et tragique. Les forces de l’ordre ont confirmé officiellement la mort de deux manifestants, alors que les médias parlent de quatre. Les deux parties sont responsables de la situation actuelle dans le pays. L’opposition, qui a appelé à manifester sur la [place] Maidan a échoué, en deux mois, à proposer un plan d’action réaliste pour obtenir au moins une partie des demandes des manifestants. Aujourd’hui, l’opposition continue à demander au gens de descendre dans la rue et rejette toute responsabilité pour la situation dans laquelle se trouve le pays. Mais l’essentiel de la responsabilité pèse sur le gouvernement. Il n’a pas prêté la moindre attention aux gens pendant deux mois et s’entête à refuser de faire la moindre concession. […] Après les derniers événements en Ukraine, le gouvernement a déchaîné une tempète de critiques à l’Ouest — les Etats-Unis et l’UE ont exprimé leur sérieuse inquiétude à propos de la situation dans ce pays.

A l’intérieur du journal, l’historien Serhii Telijenko écrit que
Selon les experts européens et notre communauté d’intellectuels, on a passé le point de non retour. Il y a les premiers morts et blessés. Le président de l’Ukraine doit à présent montrer de la volonté politique. Je ne vois qu’un moyen — aller dans la rue. Comme l’expérience des derniers mois l’a montré, toutes les lettres, les demandes et les déclaration des intellectuels n’ont aucun impact sur l’opinion du président.

De son côté, la philosophe Iehven Holovakha ajoute que
Les chefs de l’opposition doivent formuler une vraie sortie de cette situation. Ils ont la responsabilité au final des deux mois que les gens ont passé sur la place [Maidan]. Ils ont demandé aux gens de rester jusqu’à la fin mais nous devons réaliser que les gens finiront par perdre patience tôt ou tard. On ne peut pas garder les gens dehors indéfiniment en plein milieu de l’hiver. Cette inaction politique a provoqué la réaction violente des gens.

3 comments:

  1. une autre Syrie en perspective ?

    ReplyDelete
  2. Mords ta langue, va! Le prochain Orient de type russe et divers, de toute facon.
    Y en a qui disent aussi que lors de la visite de Putin en Amerique il y a cinq ans, il a clairement explique que l'Ucraine etait un pays artificiel, en denotant de maniere tres claire, quelle parties etaient "des cadeaux des Russes", et qeulles etaient de provenience plus europeenne. Ce fut en effet ecrit, et l'idee est que l'on pourrait interpreter ces affirmations comme une sorte de trassage des frontieres d'un future demantelement de l'Ucraine entre Russie et EU. A voir! (preda)

    ReplyDelete
  3. This comment has been removed by the author.

    ReplyDelete