Monday, 6 January 2014

Sans les “barbares utiles”, qui résoudra les soucis de l'UE ?

L’invasion n’a plus eu lieu. Déçus, les Britanniques, réconfortés, les autres occidentaux ?
La pénombre du soir est tombée, mais les barbares ne sont point venus. De la frontière des émissaires sont revenus : 'Les barbares n'existent plus!' ont-ils dit. Que ferons-nous maintenant, sans eux ? Ils nous étaient tellement utiles pour résoudre nos problèmes...
Ainsi se termine le poème En attendant les barbares du poète grec du siècle dernier Constantin Cavafy (1863-1933).

Quoi qu’il en soit, les hordes de barbares utiles de Roumains et Bulgares, sont un non événement, l’affirme Philippe de Bruycker, spécialiste belge en immigration, lors d’un débat organisé par France 24, le 2 janvier.

Et c’est bien vrai. A part quelques notes factuelles, aucun article spécialement virulent contre les Roumains et les Bulgares sur le marché européen du travail…La France serait-elle devenue plus sage en la matière, en parlant ces jours-ci plutôt des cimetières de sapins (comprendre trottoirs) ?

Le bon sens veut qu’elle ait plutôt réalisé que les Roumains et les Bulgares qui ont voulu émigrer l’ont fait déjà, ils ne sont que 91 000 en France (contre un million en Espagne et un million en Italie)…C’est vrai, ils sont 148 000 dans le Royaume Uni, d’où la levée exacerbée de boucliers !

4 comments:

  1. Les hordes de Barbares utiles Roumains et Bulgares, il faudrait se rappeler que eux, comme n'importe qui, s'ils sont immigrants, ils sont en même temps des émigrants.
    Le problème est e coté EMIGRATION, non pas l'immigration, car elle détruit en profondeur les sociétés en les dépouillant des ressources humaines. Le sud de l'Italie est le meilleur exemple de *l’irréversibilité* de ces procès de dépouillement. Ce procès multiplie en outre la pression à émigrer, et donc pousse en bas les salaires.
    Voilà ce qu'il faudrait expliquer aux syndicats des travailleurs européens.
    La mobilité des travailleurs en UE est la moderne forme d'esclavage.
    Est-ce-que tout ça est du populisme? Vive le populisme, alors!

    ReplyDelete
    Replies
    1. De tout temps l'homme se déplace vers des terres plus clémentes pour sa survie. C'est pour cela qu'on devrait considérer le concept de nation comme obsolète car personne ne veut crever dans un désert politique, économique ou naturel entouré de frontières qui font office de prison. Vive l'Europe Unie et la libre circulation des personnes :-)

      Delete
    2. Vous faites de la confusion entre réfugiés et immigrés. Ce sont deux phénomènes complètement différents.
      On ne voit pas en quelle sens de gens qui se déplacent d'une nation à un'autre devraient faire considérer le concept de nation comme obsolète. Vous dites qu'il ont ses gouvernements et un "désert politique". Ces concepts n'ont aucun sens sans des nations, qui existent, dans le monde entier et en Ue surtout, et surtout dans le pire sens: celui du nationalisme. Voyez ce qui se passe dans ces dernières années en Ue.
      Ce dont vous parlez comme "libre circulation" n'a rient a quoi faire avec la liberté, sauf vouloir considérer les circonstances que vous décrivez comme source d'une "libre choix".
      Oui, le siciliens, les "calabresi", les "lucani" ce déplaçaient en USA, en Belgique et au Nord de l'Italie par "libre choix", ils étaient touts des professeur d'Université ou des chercheurs. Il n'étaient pas des paysans, des ouvriers, des "braccianti", des mineurs. Ils étaient des libres intellectuels dans un libre marché.
      Ma définition de liberté est un'autre.

      Delete
    3. Je ne fais aucune confusion, je parle de l'homme en général et depuis l'aube des temps. Lisez cet article sur l’idée de nation et surtout le dernier paragraphe en ce qui vous concerne, "Pour les tenants de la théorie de la lutte des classes, l’idée de nation masque les conflits d’intérêts qui opposent les classes sociales selon leur position dans le processus de production..."

      http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/idee-nation.html

      J'aimerais bien connaitre votre idée de la liberté car vous donnez peu d'indices. Quand aux déplacements des Italiens, la France aussi a une longue tradition d'accueil et quelques massacres à son actif.

      Aussi, votre "libre choix" ne prend pas en compte des facteurs tels que les changements climatiques, les catastrophes naturelles, la surexploitation, la concurrence interne et externe, les guerres ou bien tout simplement la durée de vie de telle ou telle industrie. Rien n'est acquis ou figé, l'homme doit s'adapter et l'Europe Unie, une chance pour les moins favorisés qui peuvent désormais tenter leur chance ailleurs et dans un cadre légal.

      Delete