Friday, 31 January 2014

L’UE cherche sa stratégie en Ukraine

Alors que l'escalade de la violence en Ukraine s'est ralentie, l'UE reste sans stratégie claire pour favoriser ou accompagner la sortie de crise et oeuvrer à la stabilité régionale. Que faire pour pousser le président Ianoukovitch à établir un pouvoir démocratique ? Comment gérer les rapports avec la Russie ? De quelle manière poursuivre la politique de voisinage ?


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Ainsi, à Berlin, le nouveau responsable des relations avec la Russie, également chargé du suivi du Partenariat oriental, appelle à un changement de la politique européenne dans la région. Gernot Erler estime que "l'UE a eu tort de ne pas avoir analysé les conflits possibles avec la Russie avant de proposer le Partenariat oriental à des pays comme l'Ukraine", rapporte EU Observer.

Proche du ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier et considéré comme lui comme "un ami de la Russie", Gernot Erler appelle à "une solution aussi vite que possible, parce qu'il ne s'agit pas seulement de l'Ukraine. La Moldavie et de la Géorgie ont terminé les négociations et veulent signer l'accord [d'association] cet été. Que fera la Russie si cela arrive ? Nous devons  nous assurer qu'il n'y a pas de tension entre le Partenariat oriental et l'Union douanière russe."


Ne pas fâcher Moscou semble donc être une tentation du gouvernement de coalition d'Angela Merkel. Quid donc du soutien explicite apporté jusque là par la CDU de la chancelière à l'opposant Vitali Klitschko ? 


A Varsovie, traditionnel soutien des pays ex-soviétiques face à l'influence russe, le ministre polonais des Affaires étrangères reconnaît également l'importance de la question commerciale dans la crise ukrainienne. Dans une interview au Monde, Radosław Sikorski estime même que "aussi importante soit-elle", la question de la libération de Ioulia Timochenko a empêché de se "focaliser sur la question prioritaire pour l'Ukraine pendant les négociations de l'accord d'association avec l'UE : à savoir l'impact des boycottages commerciaux imposés par la Russie et ses conséquences économiques pour le pays."
Mais contrairement à l'Allemand Gernot Erler, Radosław Sikorski n'exprime qu'une confiance limitée envers Moscou. Si l'aide russe que Kiev a choisi au détriment de l'accord d'association avec l'UE avait été "'motivée par la charité chrétienne' selon l'expression du ministre russe des affaires étrangères, [...] il n'y aurait eu aucun problème".

Reste la question d'éventuelles sanctions à l'encontre du gouvernement de Viktor Ianoukovitch. Pour le chef de la diplomatie polonaise, "tant que l'opposition et le gouvernement se parlent, nous devons les encourager plutôt que d'adopter à la hâte des mesures qui pourraient mettre un terme au dialogue. Nous pensons que la menace de sanctions est un instrument politique plus utile que les sanctions elles-mêmes." Un point sur lequel la plupart des capitales européennes, quelque soit leur degré de prévenance envers Moscou, pourraient bâtir un consensus.

1 comment:

  1. -(c'est bizarre la traduction fluctue !)
    -"Ne Pas fâcher Moscou Semble Fait Être une tentation du Gouvernement de coalition d'Angela Merkel" Mais Merkel a toujours fait ainsi : à quoi lui servirait-il de se fâcher avec ses interlocuteurs ?
    -L'U.E. met toujours beaucoup de temps à ne pas se décider sur beaucoup de sujets.

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