Tuesday, 7 January 2014

Comment les inégalités érodent le projet européen

"La crise et les politiques économiques dominantes érodent la cohésion sociale, font monter les niveaux de pauvreté et élargissent le fossé entre riches et pauvres", écrit El País, au sujet d'une "tendance inquiétante dans toute l'Europe" : l'augmentation des inégalités.
Six bonnes années depuis le début de la Grande Récession, le nombre de Britanniques qui se voient obligés de s'adresser aux institutions de bienfaisance pour manger a été multiplié par 20, selon un récent rapport du Trussell Trust. L'Italie a reconnu la semaine dernière [fin décembre NdR] par la voix de son gouvernement que les niveaux de pauvreté ont atteint leur plus haut niveau depuis 1997. Le nombre des Espagnols reçus par les services d'accueil de la Caritas sont passés de 370 000 à 1,3 millions depuis la crise. En Grèce, des maladies comme la malaria et la peste sont revenues. […] La crise actuelle n'a fait que rendre plus aiguës les inégalités en Europe.
[…]
Parmi les pays les plus inégalitaires du continent figurent les Baltes, les Latins et ceux d'Europe orientale, avec les anglo-saxons (Royaume-Uni et Irlande). Les moins inégalitaires sont les pays d'Europe centrale qui, dans certains cas, comme l'Allemagne et les Pays-Bas, ont approuvé la crise afin de réduire la fracture entre riches et pauvres.
[…]
Les inégalités sont corrosives. L'historien Tony Judt assurait qu'elle ronge les sociétés de l'intérieur. La Commission européenne a commencé à s'activer face à un problème qui se révèle de plus en plus important, mais avec les mécanismes habituels : elle promet de créer un indicateur d'inégalités et, faute de politiques — et d'argent frais — a tiré la sonnette d'alarme. […] Les tendances actuelles corrodent le contrat social européen et il se peut que cela déchaîne des problèmes sociaux. […] La sensation que l'alternance politique soit purement décorative, l'impression à chaque fois plus généralisée que rien ne change jamais à Bruxelles, à Francfort ou à Berlin, les véritables centres de décision européens, peut induire toute cette pression à déboucher vers les populismes, comme craignent des sources européennes.
A lire sur le même sujet sur Presseurop :


L’Italie en tête d’une tendance croissante en Europe

Pauvres travailleurs

Le vrai problème, ce ne sont pas les populismes

4 comments:

  1. Ce n'est pas une "Grande Récession", à ce propos je ne suis pas d'accord avec Krugman. C'est une "Longue Dépression". Elle serait, en tout cas, plus longue, bien que moins profonde, de la Grande Dépression, dans laquelle les tendances commencent à s’invertir en 1931, ça veut dire trois ans après la crise du '29.
    Nous, on est encore là après six ans.
    Et le fait qu'elle soit moins profonde ne veut pas dire que les affects seront moins graves, mais plus graves, car le temps est un facteur plus importante.

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  2. Inequality seems to be on the rise even in Germany, according to an article published on the EUROPP blog of the London School of Economics: http://bit.ly/1iRij5x
    This is because in the last twenty years the average hours worked per person have dropped continuously. This is due to the fact that since 1991, while a higher percentage of the population works, there has been a significant increase in volunteering and/or part time work. The article concludes that the current German economy, its current excessive account surplus and the deflationary wave this is causing across Europe cannot be scapegoated so easily.

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  3. Como señala Lapavitsas, al que hace referencia el artículo de El País, la política económica europea ha derivado hacia un neoliberalismo puro y elitista que favorece la desigualdad extrema. Es un problema que arrastramos desde la crisis del petróleo de 1973, una crisis provocada por los mismos delincuentes que hoy gobiernan el mundo desde la sombra. Desde entonces (inexplicablemente) se consideró que el keynesianismo, que tanta prosperidad había dado a las clases medias europeas y americanas, era un fracaso. ¿El periodo más prospero que vivió la humanidad era un fracaso?.

    En ese momento se urdió el gran engaño neoliberal que consistía en congelar los salarios y facilitar los préstamos para que las clases medias no fueran conscientes de su empobrecimiento paulatino viviendo de lo que ganarían en el futuro, mientras los ricos pagaban cada vez menos impuestos y se enriquecían cada vez más prestando a la misma población idiotizada que vivía adormecida (aún lo hace) ante el expolio.
    Una población idiotizada que sufre del síndrome de Estocolmo y continúa votando a los mismos que les roban para que les sigan robando. Una población que vive adormecida en el “individualismo neoliberal” creyéndose empresarios cuando en realidad son obreros. Una población que se ha creído la mentira de que es insostenible un estado del bienestar a pesar de que hoy producimos 5 veces más riqueza que hace 50 años. Una población cada vez menos libre que acepta la represión y el expolio con la candidez de un cordero que llevan al matadero ante las amenazas inventadas de malvados terroristas, cataclismos climáticos o cualquier estupidez que se les ocurra para justificar nuestra pérdida de derechos.

    La solución es sencilla, sólo basta que unas pocas personas como Warren Buffet, que ganó 13.500 millones de € en 2013 (37 millones de € por día) ganaran la mitad para acabar con la pobreza en el mundo. No creo que se quedara en la miseria, teniendo en cuenta que con 1/50.000 de su patrimonio personal una persona normal podría vivir toda su vida sin trabajar.

    Pero para eso necesitamos despertar y no seguir mimando a los ricos y votando a sus lacayos.

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  4. Keynesianism could do with a through reconsideration and accurate historical analysis.

    Keynes himself was an economist who first practiced his his trade in the India Office. He was part of the Raj. One aspect of the Raj was suppression Indian manufactures and the maintenance of state monopolies on basic commodities like salt. Gandhi himself led boycotts of English textiles and direct action against salt monopolies. One may suspect that economic colonialism and exploitation of indigenous peoples are the basic assumptions of all of Keynes's theories. The fact that Keynes believed that the people should be managed humanely does not detract from the central observation that Keynes was thinking of people more like cattle than human beings.

    The Nazis were early and enthusiastic Keynesians but that ultimately entailed enslaving the peoples and economies of all Europe. Here in the US liberal economists love to point out government spending during WW II lifted the US out of the great depression but they ignore the fact WW II devastated Europe between the Rhine and the Vistula, killed perhaps 80 million and left the US and Canada the only remaining intact industrial economies for about 10 years.

    Here in the US, about 1972, Richard Nixon gleefully announced that "we are all Keynesians now" as he adopted a fiat currency and turned the government of the US over to business interests with license to exploit the world for their own interests.

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