Tuesday, 24 December 2013

A bilingual blog post by Actupol 3.0 – Un billet de blog bilingue, par Actupol 3.0

Writing about Presseurop's suspension on December 20, political scientist and blogger Gilles Johnson says that —
The end of Presseurop is a very bad signal sent by the Commission, at the eve of very important European elections for the European integration and at the moment Europe is less and less understood by our citizens. On this point, one of the causes of this misunderstanding is probably the lack or the quasi-absence of a European media and public sphere easily findable and in which anyone can identify himself. Admittedly, there are some media which do that as Euronews for instance but Presseurop wanted to be more ambitious. […]

Not giving subventions to Presseurop anymore, the European Commission did not end to an encouraging journalistic experience, the Commission shot itself in the foot surprisingly. Indeed, at the moment the European integration is more and more questioned, it seems important to know it better, which also supposes to know the point of view of the another, what he thinks. Presseurop had the merit to propose a large portal of what was going in our neighbours’ in original version and translated in ten languages. […]

This was Presseurop, a webmagazine which gathered the best of the European press in ten languages, outcome of an ambitious challenges and an beautiful adventure and the closure of this media is like the image of our current leaders: sad and tragic.
Au sujet de la cessation des publication de Presseurop, le 20 décembre, le politologue et blogueur Gilles Johnson écrit que
L’arrêt de Presseurop est un très mauvais signal envoyé par la Commission européenne, à la veille d’élections européennes très importantes pour la construction européenne et à l’heure où l’Europe est de moins en moins comprise par nos concitoyens. A ce titre, l’une des causes de cette incompréhension réside sans doute dans le manque ou la quasi-absence d’un espace public et médiatique européen facilement repérable et dans lequel tout le monde peut s’identifier. Certes, il existe certains médias qui remplissent cette fonction tel que Euronews par exemple mais Presseurop se voulait davantage ambitieuse. […]

En supprimant les subventions de Presseurop, la Commission européenne n’a pas seulement mis fin à une expérience journalistique prometteuse, elle s’est également tirée une balle dans le pied de manière inouie. En effet, à l’heure où la construction européenne est de plus en plus remise en question, il paraît primordial de la connaître davantage, ce qui suppose aussi de connaître le point de vue de l’autre, ce qu’il pense. Presseurop avait le mérite de proposer un éventail complet de ce qui se passait chez nos voisins, en version originale traduite en dix langues. […]

C’était donc cela Presseurop, un webmagazine qui regroupait le meilleur de la presse européenne en une dizaine de langues, résultat d’un pari ambitieux et une belle aventure et la fin de ce média est à l’image de nos dirigeants actuels : triste et tragique.

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